Category: Report’Fions

Natasha

Priviet, mon nom est Natasha. Je suis née dans la Fédération de Russie, il y a de cela moins d’un quart de siècle, bien
moins, faites-moi confiance. Je suis née « nomenklaturée », j’ai grandie « nouvelleRusse ». Dans ma famille, on
retourne casaque depuis les tzars, depuis les colonies vikings, même, c’est dire… Je continue le business familial, je
tombe la chemise, avec style, créativité et une bonne dose de perfection naturelle, au service d’une ambition justifiée et
de l’assouvissement de passions dévorantes…
Chez moi, ce n’est pas le paradis de l’ouvrier, je vis dans du bourgeois, je porte des dessous de chez
« Ombrade » importés de France. Les clichés ont la vie dure, mais celui de la russe lourdaude et habillée d’un sac de
patate ne s’appliquent pas à moi, j’espère vous en avoir convaincu.
L’uniforme de collégienne pseudo anglaise que vous me voyez ainsi froisser est celui de l’Institut Sainte-Binnebeau,
près de Bâle dans le canton de Bâle, où j’ai passé les dernières années de ma scolarité en compagnie d’autres cas
désepérés, progéniture déjeantée de la jet-set internationale, rejetons cachés du très haut clergé .
Cette cravate que je dresse entre mes seins et qui nichée là ne s’en ira pas de si tôt, est emblasonnée aux armes de mon
pensionnat suisse pour jeunes filles de (plus ou moins) bonnes familles, l’Institut Sainte Binnebeau. C’est une
vénérable institution « religieuse » qui accueillit discrêtement dès sa création les filles batardes des cardinaux du
Vatican pour en faire des nonnes, au début. Quelque chose a du foirer dans leur plan, parce que Sainte Binnebeau, de
nos jours, ce serait plutôt la parfaite école des salopes, nonnes et professeurs en tête.
Ce que l’on apprend à Sainte Binnebeau? À passer du temps à se pomponner, à perfectionner l’art de s’étirer comme
des chattes, à prendre soin de ses camarades avec poigne mais aussi avec doigté… Bref : on y entre en gamine à demifolle,
en hurlant et en se débattant. On en sort en femme maîtrisant son affaire et n’ignorant plus rien de son emprise
sur les mâles. Cette école transmet le secret imémorial pour rendre les hommes marteaux. Je ne sais pas si je peux le
trahir, on m’a fait prêter serment.
Vous voulez que l’on vous confie le grand secret secret initiatique de l’Institut Sainte Binnebeau, transmis par des
générations de nonnes perverses à des dynasties de courtisannes de haute volée ? Bon, cela dépendra un peu du prix…
Disons, deux autres séances photos comme celle-ci, marché conclu ? Voilà le secret, tenez vous bien au manche… Le
secret pour rendre les hommes fous c’est … Aimer la queue.
Voilà.

Suzanne

C’est moi qui doit commenter mes photos ? Bon, très bien, comme vous voulez. Alors, voilà : je m’appelle Suzanne, j’ai
vingt-cinq ans et je suis attachée de direction. Hier, mon patron m’a dit : “Suzanne, j’ai une réunion très importante avec
des investisseurs dans ma villa de Majorque, prenez une robe de cocktail et retrouvez-moi à l’aéroport…”
Moi, bonne fille, j’ai suivi mon patron dans sa villa aux baléares pour l’assister dans sa réunion avec d’importants
hommes d’affaires étrangers. Le hic, c’est que la réunion s’est très mal passée et que les gens avec qui il avait rendezvous
étaient très en colère.
Moi, près de la piscine, j’entendais ça de loin et puis tout d’un coup, on m’a dit que mon patron était parti en voyage
d’affaire, ce qui m’a semblé bizarre quand même, puisqu’on y était déjà, en voyage d’affaire. Et puis on m’a demandé de
me déshabiller…
Ils sont drôles, les associés de mon patron. Avec moi, ils n’étaient pas du tout en colère, doux comme des agneaux,
plutôt, surtout quand je leur ai fait ma spécialité de danse sur table transparente.
Il exagère, mon patron, d’avoir laissé sa secrétaire particulière aux mains de ses associés mécontents. Il a fallu que ce
soit moi qui les calme, qui les prenne en main et les fasse reluire.
Grâce à moi, nous avons pu tout de même procéder à une sacrée fusion acquisition!

Jasmine

Jasmine
Je m’appelle Jasmine, j’ai vingt-quatre ans, ma compagnie est estimée – très estimée! Vous avez de la chance
d’avoir des amis aussi dévoués. Ils m’ont dit de vous dire que j’étais votre bonus de fin d’année. Je suis votre
cadeau de noël, en quelque sorte. Vous aimez ce qu’il y a dans le paquet? Vous savez ce que l’on dit des
cadeaux? Le déballage est le meilleur moment. Faites moi confiance, je saurai faire mentir ce dicton.
J’ai des origines orientales qui remontent très loin: jusqu’à des princesses des mil-et-une nuits dont j’aime me
penser l’héritière. Ce qui fait que mes services de dame de compagnie sont très recherchés. Vous aussi, vous
verrez, ne serez jamais rassasié de mes manières sophistiquées jusqu’au plus savant raffinement et de la
sensation divine de ma peau incroyablement douce sur la vôtre. Je suis votre chose, mais vous allez devenir
mon esclave, c’est garanti.
Je suis enivrante, ointe de lotions du Bosphore et de parfums d’Arabie. Je suis lascive, capable de vous
donner un coup au coeur d’un tour de hanche. D’un geste, je peux faire affluer le sang jusqu’à votre extrémité
virile. D’un regard, je vous soumettrai.
Je suis rompue aux danses érotiques sacrées, mon ondulations de bassin sont célèbres du Levant au couchant,
d’une rive à l’autre de la Méditerranée. Mais la plupart de mes admirateurs n’auront jamais le droit de
m’approcher, si ce n’est pour glisser des liasses de billets dans la ceinture de ma robe de voiles. Vous avez de
la chance: je vais danser sur vous et autour de vous. Vous rendez-vous bien compte de votre bonne fortune?
Existe-t-il un plus bel écrin pour y déposer votre sceptre que le creux de mes seins moelleux, susceptible de
l’entourer complètement de chair tendre et chaude?
Est-il plus délicieux fourreau pour votre glorieux sabre que mon vagin soyeux et parfumé?
Je suis une courtisane et ce soir, vous êtes mon seigneur. Demain, ce sera une autre histoire…

Point ne barberas Barbara

C’est encore moi, Barbara. Décidément, j’apprécie de me confier à vous, cela me fait du bien. Je préfère cela à une
psychanalyse. Beaucoup moins cher, beaucoup plus efficace. Moins frustrant et plus jouissif. Vous devriez essayer :
moi quand je vous livre mes turpitudes, après je me sens décontractée, sereine. Prête à recommencer.
Qu’est-ce que je vais bien pouvoir vous raconter ? Voyons, à la rédaction de « Confidences de femmes », ils ont
déjà publié l’histoire où je raconte qu’il y a une plaque en cuivre en mon honneur et en souvenir de mes exploits au «
Roi René », vénérable institution libertine en lisière de la forêt de St-Cloud. On ne va pas revenir là-dessus. Vous
avez compris, charmants lecteurs indiscrets, que malgré mon jeune âge, je frôle la légende…je frotte l’épique !
Vous savez aussi avec quel zèle je peux transformer un pince-fesse mondain en orgie barbare. Le nom nomme,
paraît-il. Fallait pas m’appeler Barbara !
Jamais Barbara ne se barbera : telle est ma devise !
À propos de psychanalyse, je ne vous ai pas encore raconté comment j’ai réduit mon psy en esclavage. Un barbichu
raseur qui écrivait des notes comme un dingue avec son gros stylo à plume Mont blanc. (le modèle 1938 dit :
« Adolf Hitler », très recherché par les collectionneurs et les p’tites bites). Il a dû voir en moi un sujet de thèse.
Avant ou après qu’il ne remarque l’absence de culotte ?
Le bouffon s’était offusqué de mon manque de considération pour les autres. Il gribouillait en tirant sur sa pipe :
blablabla, sociopathe hibulaire, méga-mégalo complexe du surmoi en surmultiplié. Ben, oui et pour monsieur qu’estce
que ce sera ? Je te l’ai attrapé par le noeud…papillon, ouarf !, lui ai fait éteindre sa pipe avec le nez…
« Tu aimes ça, hein, lavette ? Ce n’est pas mieux que tes symboles bouffés aux mythes ? Tiens, lèche ma main,
suce mon doigt, je t’enlève ta ceinture, tu n’en as plus besoin, tu n’es plus un homme, d’ailleurs tu vas te
déboutonner et baisser ton froc, bien gentiment. Te mettre à quatre pattes pour me montrer quelle ordure rampante, tu
es en réalité. Tu sens mon cran d’arrêt, affûté comme un rasoir, déchirant ton caleçon à fleurs, dangereusement
proche de tes couilles ? Allez, rampe ! Tu te rebiffes ?
A-lors-tu-pren-hends-des-coups-d’cein-tures !! Capisce, trouduc ? Et encore, sois heureux : j’aurais du utiliser le
côté avec la boucle en argent. Mais c’est qu’il bande, le psychologue des profondeurs ! Qui t’a autorisé à te branler,
ordure ? Je vais te tanner le cuir…Demande pardon ! Lèche mes jambes. Approche cette langue que tu as trop bien
pendue pour un psy. Broute, minable, et surtout sois doué : ma main peut s’abattre et te corriger. »
Et le disciple de Lacan de me lécher le con, en s’appliquant bien comme il faut. M’a bien râpé le clito avec ses
papilles introspectives. Après m’avoir fait jouir, il a tenté de lever la tête d’entre mes cuisses, sa barbiche poivre et sel
dégoulinante de ma mouille, pour plaider d’un ton geignard : « Oui, mais tout de même, il faudrait maîtriser ce
mécanisme de transfert… » Shlack ! Et une zébrure de plus sur le cul !
« D’abord, minable, ne cause pas avant d’y avoir été invité. Ensuite de quel transfert veux-tu parler ? Moi, le seul
transfert que je vois, c’est le transfert de fond qui va s’effectuer de ta caisse vers mon sac à main. Je te rends service
en faisant ça, sinon tu douterais de la réalité des choses. Je te l’aurais bien fait gratuit, mais cela fait partie du
traitement, tu comprends ?…
Maintenant si l’on cause mécanisme, examinons le mécanisme de ta bite d’esclave ramonant une chatte sacrée. Et
surtout, prend garde à ne pas jouir, j’ai encore des surprises pour toi… »
Voyez un peu le tableau vivant final, mon psy tout bavant, un stylo Mont blanc (1938) enfoncé dans le rectum (et
commençant déjà à laisser fuir son encre noire). Un respectable médecin des âmes, secoué de spasmes après s’être
oublié sur le cuir du divan. Quelques secondes avant que je ne lui en donne l’ordre. Intolérable ! Je l’ai donc régalé
d’une dizaine de coups de ceinture pour avoir joui sans permission, puis à l’aide de mon cran d’arrêt, j’ai gravé
délicatement dans le cuir du même divan : « Lacanien se tenir » (comprenne qui peut).
Depuis, mon psy est devenue ma pute, je passe tous les soirs lui relever les compteurs et il me donne un pourcentage
de la recette du jour (Quel pourcentage ? Plus qu’au fisc, je peux vous dire !). Je fais du proxénétisme aggravé de
psychothérapeute. Il y avait le pain de fesse, moi j’ai inventé l’impôt méninges.

Barbara

Vous me reconnaissez, je suis la petite conne qui s’invite dans votre fête bien « komyfô » pour y fout’ le souk. Mais
si, vous voyez: jeune, super bandante, moulée tailleur, résillée, poitrine pulpeuse et agressive, en suspension
improbable et sans assistance chirurgicale d’aucune sorte. Celle que vos femmes redoutent, celle que leurs maris
reluquent. Celle qui vous méprise, vous et vos apéricubes. En même temps, celle qui vous adore de lui donner de
telles occasions de mal se comporter. Ce n’est pas tous les jours fête, comme on dit et moi j’aime les fêtes, surtout
celles chez vous, là où il y a encore des gens à choquer. (Une espèce en voie de disparition, il faut les cultiver, quand
il n’y en aura plus, je serais trop malheureuse.) J’apprécie les sourcils qui se lèvent quand je mets la main au paquet
du premier connard assez téméraire pour penser m’avoir au boniment, sans passer un temps minimum préalable à
m’étudier. Cela relève de la présomption pure et simple, punissable d’un agrippement/torsion de l’appareil génital,
avec enfoncement des ongles. Vous grimacez? Vous n’avez pas tort. Puis arrive la « maîtresse » de maison, toute
conciliatrice, toute raisonnable, s’excusant pour Machin qui se tord de douleur sur le plancher. Me la joue : solidarité
et compréhension féminine. L’a pas compris, la conne, que c’est moi la méchante de l’histoire.
« Viens, on va un peu à l’écart, j’ai un truc à t’expliquer. Tu as raison, pas de scandale, ça n’en vaut pas la peine.
Rentre ici. Tiens, blaff! Prend cette mandale dans la gueule, tu l’as bien méritée, pétasse! À genoux, sale pute ! T’en
veux encore ? Tiens, morfle! Et encore et encore! Vas-y, comme tu manges bien l’aller-retour, toi, un vrai plaisir !
Ça y est, t’as pigé ? Écarte tes cuisses, vas-y, fais-moi un peu la pute…Je suis sûre que tu mouilles, que t’as pigé que
tu vas prendre ton fade, mieux qu’avec ton petit mari, mais oui ça dégouline ça, madame! » Shlick !! « C’est quoi
ce bruit ? Ho, rien, juste mon cran d’arrêt, quoi, tu trembles ? Tu as peur de te faire charcuter la foune ? N’ai crainte:
c’est juste ta lingerie qui va déguster. Et hop! Le string « Ombrade », en lanières. Leçon n°1: lacérez la lingerie.
Phase n°2: ma main dans ta chatte, ha oui, ça se voit que tu kiffes de la moule, toi. Le pouce dans ton cul, ça te
dirait ? Mais je sais que je n’ai pas besoin de te demander ton avis, tout ce que je te fais te convient, n’est-ce pas ?
Tu as juste peur que ça s’arrête, maintenant, mes doigts tout au fond de tes trous! Tu es mon esclave, maintenant, pas
vrai ? Mais que vois-je ? Tu gicles à fond sur ma main. Maman est une fontaine. C’est tout chaud, y’en a plein
partout et tu gueules si fort que tu vas finir par alerter les invités. Ça va débouler ici d’un instant à l’autre pour
participer à la fête. Je les connais, moi, les bourrins. Ils vont ouvrir la porte derrière laquelle je serais dissimulée,
découvriront la maîtresse de maison se pâmant au milieu d’une vraie flaque de mouille et qui les suppliera de bien
vouloir lui massacrer la chatte et le cul à grands coups de bite. À tous les coups cela va se terminer en double
pénétration acrobatique. Là, je sortirai innocemment pour rameuter les autres invités. Qu’est-ce qu’on s’amuse, chez
vous, dites-donc ! Je ne savais pas que j’étais tombé chez de foutus partouzeurs, mes compliments à Madame… »
C’est là que votre teuf arrive à une sorte de tournant. De deux choses l’une : dans la pagaille qui s’ensuit, je rafle les
spécimens les plus intéressants, j’investis l’endroit de la maison le plus sacré, baldaquin, canapé Louis XV, cave à
vins et je trouve un moyen de tirer un coup.
( Ici parenthèses. Oui, c’est bien comme cela que je dis : « tirer un coup » et si l’on y réfléchit en image,
l’expression est bien plus appropriée pour une fille…)
Ou bien alors, suivant en cela les premières impulsions, par une sorte de réaction en chaîne, votre soirée se
transforme d’elle-même en orgie dionysiaque. Et là, nous sommes dans un autre cas de figure : je deviens un
prestataire de services et de vices sévères. Vous auriez dû me dire que vous souhaitiez organiser une orgie privée :
c’est justement mon métier ! Quelle coïncidence ! Avouez que je vous ai sauvé la soirée ! Ne me remerciez pas.
C’est juste que, improvisé comme cela, ça va chercher un peu plus sur la facture, mais bon, vous avez l’air d’avoir
les moyens…